#40 L’édito de la médiatrice

Carton plein

L’exigence est nouvelle, elle est apparue en avril dernier, en plein confinement : les auditeurs veulent une « certification » des invités qui s’expriment. En d’autres mots, avoir la garantie que le propos diffusé est porté par un interlocuteur dont le profil est correctement établi.
Quelle est sa légitimité à s’exprimer ? Quel est son positionnement politique ? A-t-il d’éventuels conflits d’intérêts ? Appartient-il à une chapelle idéologique ? Est-il syndicaliste ? Membre d’un mouvement ? Est-il invité à l’occasion de la promotion de son livre ? A-t-il plusieurs « casquettes » ?
Avant l’été, cette demande visait uniquement des scientifiques ou des médecins, très présents alors sur les antennes. Elle s’étend désormais aux différents interlocuteurs et invités des chaînes.
Le chercheur, infectiologue, virologue, épidémiologiste, microbiologiste invité en studio est-il en lien avec des laboratoires pharmaceutiques ?
Le médecin qui témoigne est-il engagé dans un mandat électoral ?
D’où tire sa légitimité, le soi-disant « expert » d’un cabinet de conseil lambda présent en plateau ?
L’enseignant interviewé est-il syndiqué ?
L’universitaire au micro est-il militant au sein d’une association de défense de causes, de droits, d’intérêts spécifiques ?
Le témoin d’un reportage, ou l’un de ses proches, est-il directement, ou indirectement, victime d’une agression, atteint d’une pathologie, etc. ?

La liste serait longue. Ces quelques exemples permettent d’entrevoir la porosité à l’œuvre lorsqu’une seule et même personne évolue dans différentes sphères, politique, sociale, culturelle, économique, militante, ou dans des groupes d’intérêt, d’influence ou de réflexion (« lobby », « think tank ») ou s’avère être un soutien à une personnalité engagée dans une cause particulière.
On comprend dès lors que ces situations d’interférence sont de nature à influencer le propos de l’interviewé et donc, l’entacher de suspicion si ce dernier n’a pas été présenté avec transparence.

Il ne s’agit pas pour le journaliste d’être exhaustif, le temps limité en radio ne l’y autorise pas, néanmoins, parfois, une courte mention suffit à exposer les affinités éclairantes de l’interlocuteur au micro. Donner une identité « enrichie » des intervenants est une simple application des principes déontologiques inhérents à la pratique journalistique. Il s’agit également d’une marque de respect à l’égard des auditeurs. Cette présentation leur permet en effet de juger de la partialité ou non de l’interviewé et de la crédibilité de son propos. À l’auditoire ensuite de se forger un point de vue.

Il n’en demeure pas moins que l’exercice est délicat et peut s’avérer complexe, voire contreproductif. En effet, si l’on comprend bien que l’omission de certaines qualités d’un invité soit sujet à crispations pour des auditeurs, estampiller d’emblée un interlocuteur avec quelques étiquettes peut être réducteur et le ranger sans nuance dans une catégorie qui orientera ipso facto l’écoute de l’auditeur avant même que l’interview n’ait commencé.
Dans une présentation, il ne s’agit ni d’être exhaustif, ni lacunaire mais honnête, et au plus près de la réalité de l’invité au moment où il parle.

Cartons d’invitation

À ce sujet, nous recevons régulièrement des remarques d’auditeurs : « Interview – ou plutôt tribune libre – de Laurent Mucchielli, sociologue, expliquant que la politique anti-Covid n’est pas bien menée. Sur le fond, pourquoi pas ? Encore faudrait-il que Franceinfo fasse preuve d’un peu d’honnêteté intellectuelle : Laurent Mucchielli est connu pour sa sociologie militante… L’interviewer comme s’il s’agissait d’un scientifique analysant des chiffres est malhonnête. Regardez donc ce qu’il a publié avant. Si quelqu’un lui avait apporté la contradiction, pourquoi pas mais là… Ce genre de journalisme pose un problème d’éthique. »

Dans le même ordre d’idées et au regard de cette exigence, aurait-il fallu mentionner que samedi dernier l’invité dans la matinale de France Inter, François Burgat, politologue et directeur de recherche émérite au CNRS (Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman/IREMAM à Aix en Provence), était l’un des signataires de l’appel international de soutien à Tariq Ramadan en avril dernier ?
Oui, estiment des auditeurs, dans le contexte d’une invitation le lendemain de l’attaque terroriste : « Etonné que le lendemain d’un attentat islamiste et en plein procès Charlie on invite un défenseur de Tariq Ramadan » « qui justifie les attentats de novembre 2015 », « Je suis outré d’entendre François Burgat dire tranquillement que les terroristes ne sont pas seuls responsables pour hier (attaque du 25/09 près des anciens locaux du journal satirique ndlr) et Charlie Hebdo, et que la société française est en partie coupable. L’islamo-relativisme. Burgat est contesté et militant, précisez-le ».
Éric Delvaux, rédacteur en chef et coprésentateur de la matinale du week-end leur répond dans cette Lettre.

Autre réponse à lire dans la Lettre, celle de Laurence Bloch. La directrice de France Inter répond aux centaines de messages reçus à la suite de l’intervention de Geoffroy de Lagasnerie jeudi dans la matinale. Fallait-il l’inviter ? Beaucoup en doutent, ne comprenant pas la pertinence de lui offrir, sur un plateau, la première matinale de France. D’autres, au contraire, ont jugé son propos radical « inspirant ».

En préambule de l’interview, Nicolas Demorand a décliné de manière exemplaire – dans le sens où l’entendent les auditeurs – le profil de l’invité : « Avec Léa Salamé, nous recevons ce matin dans le Grand entretien un sociologue, philosophe. Ses précédents travaux portaient sur Michel Foucault, sur les lanceurs d’alerte. Il est proche d’Assa Traoré et du comité Adama. En cette rentrée, il publie chez Fayard “Sortir de notre impuissance politique » ».
Suivent 24 minutes d’une interview « sidérante », « choquante » « inaudible » « décoiffante » « rafraîchissante » « différente », dixit les auditeurs.
Si d’aucuns se demandaient si Geoffroy de Lagasnerie est clivant, la réponse est désormais incontestable au regard de la teneur des messages reçus, 60% condamnent ses propos ou critiquent cette invitation, 40% apprécient de l’avoir entendu.
Si d’aucuns se demandaient si Geoffroy de Lagasnerie affole les consciences derrière leur poste, la réponse est volumétriquement mesurable : des centaines d’auditeurs se sont aussitôt rués sur leur clavier pour exprimer tout le mal ou tout le bien qu’ils en pensaient :

« Je suis choquée par les propos de cet invité qui se dit de gauche mais qui prône toutes les méthodes des dictatures (manipulation, violence, destruction de l’Etat et non-respect du vote…) »
« Quelle est la légitimité de cette personne ? Quels sont vos critères pour donner la parole à ce genre de discours ? Ce discours est abject. Ce discours d’extrême gauche est connu. Il conduit aux dictatures. »
« Merci pour cet entretien avec Geoffroy de Lagasnerie. Cela change des discours normés des politiciens et tend vers un équilibre des personnes invitées. »
« Avez-vous bien réfléchi avant d’inviter cette personne au débit insupportable et parfois inaudible ? A une heure de grande écoute on aimerait entendre autre chose qu’un trotskiste énervé. »
« Comment pouvez-vous offrir 25 mn d’audience à un individu dont l’ambition assumée et affirmée est de détruire la démocratie est d’imposer à chacun sa vision du monde ? À un siècle de distance j’avais l’impression d’entendre Lénine… Il vous reste à offrir 25 mn d’audience à un obscur intellectuel d’extrême-droite pour que chaque extrême du spectre électoral soit représenté sur votre antenne, et boucler la boucle antidémocratique… La sidération est le seul mot qui me vient pour qualifier ce que je ressens. »
« Merci beaucoup France Inter pour cette interview de Geoffroy de Lagasnerie. C’était passionnant, inspirant, d’une intelligence rare, et si différent de ce qu’on entend tout le temps, partout. Ces voix sont beaucoup trop rares dans l’espace médiatique. »

Carton rouge

Sa voix à lui, n’est pas rare dans l’espace médiatique. Elle l’occupe même sans relâche et l’a particulièrement monopolisé cette semaine. Ses propos sont diffusés partout dans le monde. Son nom prononcé par tous les journalistes. Lui, c’est Donald Trump.
À 32 jours de l’élection présidentielle, on apprend que le locataire de la Maison Blanche a été testé positif au Covid-19 et qu’il se mettait en quarantaine. Réaction d’un auditeur ne comprenant pas que l’on accorde autant d’importance à cette information : « Un grand merci à Radio France. J’ouvre la radio sur France Culture, qu’est-ce que j’apprends : que Trump a le Covid. N’en pouvant plus, je bascule sur France Musique, ma chaîne préférée, qu’est-ce que j’apprends ! Devinez…que Trump a la Covid. Je fonce sur France Inter, et qu’est-ce que j’apprends là…que Trump a le Covid. En désespoir de cause, je me rabats sur France Bleu, et vous ne devinerez jamais, qu’est-ce que j’apprends, que 1,3 milliard de Chinois sont guéris et qu’ils peuvent voyager, consommer, bref s’éclater pour que l’économie chinoise reparte !!! Merci qui ? Le Covid ! Ah, oui, j’oubliais, si vous ne l’avez pas encore entendu, Trump a le Covid ».

Un autre auditeur s’étonne : « Je suis surpris que vous annonciez l’infection de Trump par la Covid sans employer le conditionnel. Accorderiez-vous une confiance aveugle à la communication de Trump ??? Je l’imagine très bien venant dans 15 jours parader devant les télés en disant : « Je suis le plus fort, j’ai vaincu la Covid ! » De plus cela lui permettrait de se soustraire à des débats dans lesquels il n’est pas à son avantage. »

Deux jours avant cette nouvelle en effet, le 45è président des Etats-Unis, candidat à sa propre succession, et le candidat démocrate, Joe Biden, se sont affrontés pour la première fois, mardi soir, à Cleveland au cours d’un débat télévisé édifiant. Railleries, invectives, attaques personnelles : la séquence a offert un spectacle affligeant.
Le candidat démocrate de 77 ans a traité le président de la première puissance mondiale, 74 ans, de « menteur », « raciste » et de « clown » avant de lui demander de « la fermer » alors que la confrontation virait à la cacophonie. « Il n’y a rien d’intelligent en vous », lui a rétorqué Donald Trump.
« Film d’horreur », « pire débat de l’histoire », « fiasco » : les qualificatifs n’ont pas manqué pour décrire ces 90 minutes effarantes, au point que certains ont appelé à l’annulation des deux autres débats prévus en octobre. C’est dans ce contexte que le courrier d’une auditrice a retenu toute notre attention : « Pourquoi les journalistes prennent position contre Trump sans même offrir plusieurs points de vue sur la question ? Un tel consensus anti-Trump me laisse perplexe, comme tous les consensus sur les informations complexes. Pourquoi le monde entier est contre lui ? ».

Nous répondrons à ces différentes questions demain avec Franck Mathevon, chef du pôle Monde de la rédaction internationale de Radio France dans le rendez-vous de la médiatrice sur Franceinfo à 11h51.

Carte blanche aux auditeurs

Rappelons que ce rendez-vous sur différentes antennes de Radio France est l’occasion de relayer les questions des auditeurs et que ces derniers, lorsque leur question est sélectionnée, ont désormais l’habitude de réagir promptement à l’issue de l’émission, comme par exemple ce message reçu après l’interview d’Ersin Leibowitch, chef du service culture de Franceinfo, le week-end dernier au sujet des nécrologies des personnalités : « Je prends ce moment pour vous remercier de ce moment de réflexion. Je ne partage pas complètement votre avis mais je considère votre exercice de réflexion élégant, d’autant plus que vous avez repris mes propos sans filtre. »

Ils ont également été nombreux à nous écrire après le rendez-vous de la médiatrice hier sur France Culture. Le journaliste Nicolas Martin était invité à expliquer l’intention éditoriale de sa chronique « Radiographie du coronavirus », la dernière ayant été jugée à charge contre Didier Raoult.
Soutien massif des auditeurs de France Culture : « Je suis un scientifique, chirurgien, gestionnaire de risques en santé ayant eu des responsabilités nationales et je suis un fervent auditeur de votre émission qui est souvent, pour ne pas dire toujours, passionnante. Surtout ne subissez pas les critiques, continuez votre chemin, vous avez un rôle très important dans la vulgarisation de la pensée scientifique et de mon point de vue vous le faites bien, même très bien. Le monde en a besoin surtout aujourd’hui. »

Les sciences et la médecine occupent désormais une place centrale dans l’espace médiatique. Outre la nécessité de couvrir l’actualité, l’exigence du grand public d’avoir des informations fiables et pratiques s’accroit. Nous y reviendrons d’ailleurs ce vendredi à 19h20 aux côtés de Claire Servajean dans le « Téléphone sonne » consacré au traitement éditorial de cette crise sanitaire : « Sciences et médecine : quelle information au temps du Covid ? » sur France Inter.

Cartons jaunes ?

Roland-Garros a lancé dimanche dernier son édition 2020, exceptionnellement automnale, entre les restrictions liées au Covid-19 et une météo sinistre. Quelques centaines de spectateurs seulement autorisés à assister à cette édition hors du commun et des auditeurs exaspérés que cet évènement sportif fasse l’objet d’une telle couverture médiatique : « Vous nous « gonflez » avec Roland-Garros, passez-moi l’expression ! Premier titre des flashs de ce matin, premier titre du journal de 13h avec des préoccupations essentielles telles que « Est ce que les joueurs acceptent bien les contraintes liées aux tests ? » Les pauvres chéris ! »

Dimanche toujours, le Français Julian Alaphilippe a revêtu le maillot arc-en-ciel de champion du monde de cyclisme après une course exceptionnelle sur le circuit italien d’Imola. Une information trop peu relayée selon des auditeurs. Ils auraient souhaité encore en entendre parler lundi : « Pas un mot entre 7 heures et 9 heures ! Rien ! Même pas une brève de fin de journal sur la victoire d’Alaphilippe aux championnats du monde de cyclisme. C’est vrai qu’ils sont tellement légion les champions en France que je comprends que vous soyez las, repus, blasés. Et c’est sans doute pour ça que vous avez préféré parler de Roland-Garros dans tous les journaux. Sûr que là vous êtes certains de ne pas avoir à citer de noms français parmi les gagnants. »
Vincent Rodriguez, directeur des sports de Radio France revient de façon très éclairante sur ces choix éditoriaux dans cette Lettre.

Quand le son fait un carton

À Roland-Garros précisément, mercredi, les joueurs Stanislas Wawrinka et Dominik Köpfer se sont interrompus en plein match en scrutant le ciel. Peu avant midi, un « bang » impressionnant a fait sursauter Paris et ses environs faisant craindre le pire. Il s’agissait en réalité d’un avion de chasse, contraint de franchir le mur du son pour intercepter un avion de ligne en difficulté. Les auditeurs résidant hors de Paris et de l’Île-de-France ont vivement critiqué le choix de traiter cette information : « Est-ce que ce bruit est une réelle information ? Pas du tout. Hors de la région parisienne, ces bruits sont courants, angoissants, mais personne n’en fait des tonnes. En effet, habitant dans un « espace peu densément peuplé », dans le Massif central, il faut subir les entraînements des avions qui dépassent la vitesse du son, et nous ne recevrons aucune explication, encore moins d’excuse. Donc arrêtez avec cette non-information. ».

Pourquoi ce fait méritait-il d’être relayé ? Douze millions de personnes ont entendu ce bruit et n’ont pas su l’identifier immédiatement. On ne leur en voudra pas, ce phénomène ne leur est pas familier puisque les avions de chasse ne passent pas le mur du son au-dessus de la capitale et des départements de la région parisienne. Les réseaux sociaux se sont immédiatement emparés de ce mystère sonore mais le doute a été rapidement levé par la police, invitant la population à ne pas « encombrer les lignes de secours » de la Préfecture. Pour toutes ces raisons, l’information méritait d’être donnée : couper court à un affolement éventuel, mettre fin à la saturation des lignes d’urgence et aux spéculations dans une ville meurtrie par plusieurs attentats ces dernières années.

Carton d’anniversaire

« En janvier 2015, une partie de ma vie s’est arrêtée quand l’horreur, l’innommable s’est produit, mes amis, ma famille assassinée, je n’arrive toujours pas à parler d’eux sans pleurer et ai espéré longtemps me réveiller de ce cauchemar… heureusement les héros ne meurent jamais et le phénix renaît toujours de ses cendres, cher Riss, chère Coco, chers amis de Charlie continuez, on sera toujours avec vous, malgré les fous de dieu qui rodent avec leur faux, il faut tenir, vous êtes notre famille, vous êtes la liberté, et on n’a jamais eu tant besoin de vous maintenant. Longue vie à vous et portez-vous bien. »

Très beau message d’une auditrice reçu après le passage de Riss, directeur de Charlie Hebdo, invité jeudi du Grand entretien de la matinale de France Inter à l’occasion de la publication du livre « Charlie Hebdo, 50 ans de liberté d’expression ». Le livre retrace la vie du journal satirique, depuis de Gaulle, jusqu’à aujourd’hui. « L’acte de naissance de Charlie Hebdo, c’est un acte de censure », a rappelé Riss.

Charlie Hebdo a en effet été créé en réponse à des mesures prises par le gouvernement en 1970 pour tenter de faire taire le mensuel Hara Kiri, qui avait osé titrer, après le décès du général de Gaulle à Colombey-les-deux-églises, « Bal tragique à Colombey, un mort ». Une allusion à l’incendie d’un dancing qui avait fait plus d’une centaine de morts ce mois-là. Le ministère de l’Intérieur avait décidé d’interdire l’affichage et la vente aux mineurs de Hara Kiri. L’équipe du mensuel a eu l’idée de lancer une version hebdomadaire pour contourner cette quasi-interdiction : Charlie Hebdo était né, un clin d’œil au défunt général.
En 50 ans, Charlie Hebdo a parfois blessé ou choqué. « On ne peut pas trouver la formule magique qui fait que l’on n’heurtera jamais personne. A partir du moment où l’on prend la parole, où l’on fait un dessin, évidemment, on prend le risque de heurter quelqu’un, que ce soit en France ou dans le monde. On ne peut pas être consensuel, ce n’est pas possible. »
A l’occasion de cette journée consacrée aux 50 ans de Charlie Hebdo, le prix Goncourt du premier roman pour « Meursault contre-enquête » en 2015, est également venu parler de liberté d’expression et de démocratie dans « Boomerang ».

C’est un homme que l’on pourrait écouter pendant des heures. Tout chez lui invite à l’admiration, non pas béate mais avisée. Son courage, son intelligence, sa modestie, teintent son propos d’une sagesse stimulante. C’est suffisamment rare dans le paysage médiatique pour être relevé. Son nom ? Kamel Daoud. L’écrivain et journaliste algérien était l’invité d’Augustin Trapenard jeudi matin. C’est le coup de cœur des auditeurs cette semaine.

​​​​​​​
Emmanuelle Daviet
​​​​​​​Médiatrice des antennes