#46 La crise politique en Bolivie

SUJETS TRAITES SUR LES ANTENNES :
Géopolitique du 14 novembre 2019 sur France Inter
Emission « déjà debout du 14 novembre sur France Inter
Un jour dans le monde du 13 novembre sur France Inter
La chronique de Jean-Marc Four du 13 novembre sur France Inter
La revue de presse internationale du 15 novembre sur France Culture
Journal de 7h sur France Culture du 12 novembre
Journal de 18h de France Culture du 11 novembre
Article franceinfo : « Maintenant ça y est, c’est la guerre civile » : cette nuit, des scènes de guérillas urbaines en Bolivie

Je me permets de vous écrire sur votre analyse du journal de 13h sur la situation en Bolivie. Vous n’avez pas expliqué très clairement, il me semble le contexte qui a amené les récentes manifestations en Bolivie (référendum contre le quatrième mandat d’Evo Morales en 2016, la modification de la constitution en dépit de ce refus démocratique en 2017, et enfin les rapports de l’OEA et de l’entreprise chargée de l’audit du processus informatique de l’élection d’octobre 2019). Vous parlez aussi des violences qui ont eu lieu à La Paz ce jour et la veille laissant entendre qu’elles étaient provoquées par l’opposition alors que les partisans du MAS en sont à l’origine. Cela me parait un peu dérangeant. Sébastien Velut votre « spécialiste » laisse entendre que la démission de Morales est un coup d’état organisé para l’opposition de droite blanche… Je ne sais pas s’il a visité la Bolivie récemment mais je suppose que non, car personne avec un peu de connaissance de la situation (même avec une affinité pour le MAS et Morales) n’oserait affirmer cela sur une radio publique. Bref je vous accorde de bénéfice du doute en supposant que votre analyse est due à un manque de renseignements et non à une extrême mauvaise foi . Je sais que la Bolivie est un petit pays qui n’intéresse personne et que du coup on peut se permette de dire n’importe quoi même sur France Inter.  Mais du coup si c’est pour faire ça… vous savez… à la limite n’en parlez pas! Programmez vous un petit séjour là bas quand la situation se calmera et allez interviewez quelques personnes « non blanches » pour vous faite une opinion un tout petit peu plus informée. Et ce sera facile d’ailleurs, je pense n’avoir quasiment jamais croisé une personne « blanche » en Bolivie… ce qui me fait me demander comment la fameuse « élite blanche » a bien pu être à l’origine des manifestations énormes qui soulèvent le pays depuis trois semaines (thèse de votre spécialiste).

Une question : que pensent les invités de la présidente autoproclamée par intérim ? Représente-t-elle toute l’opposition qui déteste Morales pour ce qu’il est, un Indien, et ce qu’il a voulu faire ? Les photos de cette dame sont une explication à elles seules.
Le Mexique accueille Morales, fidèle à sa tradition d’accueil d’exilés politiques : Trotski, le chah d’Iran, un député persécuté par Maduro il y a 6 mois, des exilés chiliens. Pourquoi Morales a-t-il dû partir alors qu’il avait accepté d’organiser de nouvelles élections ? Déception des erreurs de Morales, la façon dont il a modifié la constitution, les fraudes de la dernière élection, même si elles semblent être d’un niveau plutôt faible et surtout, son manque de vision pour sa succession. Situation désastreuse et triste. Morales n’est pas connu pour s’être enrichi et n’est pas à comparer à Maduro et Ortega, à l’attitude condamnable ; avez-vous des informations à ce sujet ?

Comment est-il possible de traiter des événements de ces derniers jours en Bolivie sans évoquer ne serait-ce que quelques secondes le rôle des États-Unis ( à l’instar de ce qui se passe et de ce qui s’est passé au Chili, au Brésil,au Mexique etc… sans parler de Cuba et du reste du monde )?
Et pourtant fidèle auditeur de France Inter, je n’ai rien entendu à ce sujet, ce soir lors du 18/20 et j’en suis fort déçu .

Pour s’informer, elle existe les lins en anglais
je trouve que l’information sur « les démocraties  » en Amérique Latine et toujours fléchée à sens unique . Pendant qu’il y avait des morts au Chili grâce à la démocratie de Piñeira et sur une constitution encore de celle voté-imposée sous Pinochet, les médias français parlais de la fraude en Bolivie, il a fallu attendre trois jours pour entendre à 23 heures une émission sur France inter qui parle un peu plus à fond du Chili. Et pendant ce temps mes manifestations au Chili et la répression continuent et pas un mot .

Un peu insupportable d’entendre votre invitée que Evo Morales , parce qu’il a été syndicaliste ne connaîtrait que l’épreuve de force. Cette dame ne dit pas un mot des gréves insurrectionnelles qui lui ont fait les classes riches et oligarques pour le déstabiliser il y a 5 ans. Pas un mot de tout ce qu’il a fait pour les indiens et les classes populaires . Hier soir sur votre propre antenne les propos était beaucoup plus équilibrés et nuancés.
Elle parle d’une armée constitutionnaliste, quel toupet ! Et si c’était le cas ça serai grâce à qui ? A Evo morales car avant on a connu plusieurs coup d’état en Bolivie. Je crois, que Evo Morales a commis des erreurs dernièrement mais les américains avec Trump en tête et la oligarchie bolivienne ne supportait sa présence. Il aurait fallu un peu nuancer ce débat.

Emission UN JOUR DANS LE MONDE du mercredi 13 Novembre à 18 h.
Encore une fois votre manipulation de l’information est criante et orientée. Alors que les institutions ont été prises par la force armée, alors que les membres de ce gouvernement ont été menacés, pourchassés, emprisonnés, molestés, humiliés, leurs maisons incendiées, saccagées, pillées, alors que le peuple protestataire est durement réprimé… Dire et laisser dire qu’il n’y a pas de coup d’état en Bolivie est révoltant. Affirmer que les élections étaient frauduleuses alors qu’il n’a été présenté aucune preuve est mensonger.
La manière dont systématiquement vous prenez parti pour les opposants aux gouvernements progressistes prouve clairement que vous vous rangez du côté des oligarchies d’extrême-droite et fascistes. C’est une honte pour notre service public. Les auditeurs que vous prenez clairement pour des imbéciles réclament de l’information et non de l’intoxication.

Je suis très étonné que pas une seule fois au cours de cette émission le rôle joué par les Usa ne soit évoqué. Devrons nous attendre, dans 20 ans, un successeur de Mr X qui nous le raconteras ? Même pas une question aux invité. Naïveté ?

La conclusion de l’échange de « spécialistes » a été qu’il s’agissait « d’une insurrection populaire, et pas d’un coup d’état, contrairement à ce qui disaient de nombreux média français ».
QUE FRANCE INTER CAUTIONNE CE DISCOURS, SANS DONNER DANS LE DÉBAT EN QUESTION LE MOINS DU MONDE LA PAROLE A DES OPPOSANTS AU COUP D’ÉTAT EN COURS EN BOLIVIE,
va m’appuyer dans ma décision d’écouter d’autres média, RFI entre autres.

A l’image des médias U.S. vous caricaturez ce qui se passe en Bolivie.Il s’agit bien sûr d’un coup d’Etat, vous ne parlez pas des incendies de domicile des principaux élus, des enlèvements de leur famille, de l’organisation des forces armées et de la police.

Vous devriez vous intéresser à ce qu’il se passe en Bolivie ! Premier producteur de lithium au monde …. lithium = voitures électriques ! Ce soir les USA applaudissent ! Tiens ! Tiens ! En fait derrière le coup d’Etat, les USA (CIA) sont à la manœuvre et les groupes miniers US piaffent pour s’accaparer des richesses de la Bolivie ! Allez enquêter sur les méthodes de voyous des USA

Il n’y a pas de coup d’Etat en Bolivie.
Le réseau international des Boliviens à l’Etranger informe le monde entier que suite à la démission verbale d’Evo Morales et d’Alvaro Garcia Linera, encore non présentée formellement à l’Assemblée nationale, dans les villes de la Paz, Cochabamba, El Alto et Santa Cruz, s’est déclenchée une vague d’actes de vandalisme dont est responsable le Mouvement vers le Socialisme (MAS) et les autorités qui n’ont pas encore démissionné et qui, en coulisses, incitent à la violence. Des individus sèment un climat de terreur dans un but encore inconnu, en détruisant la propriété publique et en attaquant et en brûlant les propriétés privées. Et, fait inconcevable et sans précédent, en attaquant et en brûlant des hôpitaux.
Par ailleurs, face aux versions données par Morales et les siens, diffusées au niveau international, dénonçant un coup d’Etat en Bolivie, nous avons besoin que la Communauté internationale comprenne qu’i l n’y a pas eu de coup d’Etat dans notre pays. Suite à la démission d’Evo Morales, de son vice-président Alvaro Garcia Linera, de la présidente du Sénat, Adriana Salvatierra et du président de la Chambre des députés, Victor Borda, autorités qui avaient perdu toute légitimité, il existe des voies constitutionnelles pour élire un gouvernement de transition, apte à convoquer immédiatement de nouvelles élections.
Nous demandons à présent, plus que jamais, aux pays amis et aux organismes internationaux qu’ils affirment leur solidarité avec le peuple bolivien et qu’ils agissent fermement et en urgence pour pacifier le pays et aider à sauver sa démocratie, mise en danger par les ambitions de pouvoir du Gouvernement de Morales.