#50 Pèle-mêle

Formule sexiste ?

J’ai été très choquée par les propos de la journaliste qui, mercredi 11 décembre à 9h30, interviewait Jean-François Piège, chef cuisinier. Je cite : « il y a moins de femmes que d’hommes dans ce métier, parce que c’est un métier très difficile ». Que dire des infirmières, des soignantes en EHPAD qui travaillent souvent de nuit en portant des patients, de tous les métiers majoritairement féminins bien moins reconnus et payés que celui de chef ? Et entendre des propos aussi bêtement sexistes dans la bouche d’une femme, c’est un comble ! J’écoute France Info depuis des années et de temps à autre certains propos m’agacent, mais là je réagis parce que ce matin cette radio a piétiné la dignité de plus de la moitié de la population.
Je souhaite que la journaliste soit informée de ma protestation et que sa prochaine interview soit consacrée aux « oubliés des médias » en interrogeant par ex les syndicalistes des métiers majoritairement féminins du « care » siégeant dans des instances de santé sécurité conditions de travail. Par ailleurs, je suggère que les journalistes soient formé.e.s à la prévention des discriminations.

Franceinfo

Interview de Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale

Il me semble que de temps en temps il faudrait parler des personnels de l’éducation Nationale (de tous les personnels) car elle ne comprend pas que des enseignants dont il est pratiquement toujours question sur France Inter et ailleurs : réforme des retraites, conditions de travail….. J’ai, en ce qui me concerne, travaillé pendant plus de 21 ans pour les enseignants et les élèves et les conditions de travail ainsi que le montant de la rémunération n’étaient pas les plus enviables….. « Les petites mains » selon les propos d’un proviseur existent, ont existé et disparaîtront peut-être voire certainement.

France Inter

Reportage pendant les grèves

Je souhaite porter à la connaissance du journaliste qui fait ce matin son reportage sur la grève dans les transports en commun et déplore que le bus bondé sente « le chien mouillé » et que ses vitres soient « pleines de buée » que cela n’a rien à voir avec la grève. L’être humain en collectivité et les jours de pluie dégage de la chaleur et une odeur d’humidité. Il est dommage que ce journaliste ait attendu ce jour pour s’en rendre compte et ait jugé utile de nous en faire part. On le savait et on attend d’autres informations sur les stations de service publiques…

La revue de presse

Le présentateur de votre revue de presse ne cite jamais, me semble-t-il, le « Canard enchaîné ». Est-ce parce que la rédaction a établi une interdiction, ou un choix , une animosité particulière de votre journaliste ? Le « Canard enchaîné » révèle souvent, sur un ton ironique voire sarcastique, des informations reprises ensuite par la presse, et ce, concernant des personnes ou organismes de tous ordres. De plus, l’intérêt d’une revue de presse est de présenter la presse du jour et d’inciter ainsi les lecteurs potentiels à passer à l’acte d’achat. Acheter la presse est le meilleur moyen de conforter la presse écrite et la démocratie. Ne pas l’oublier, s’il vous plaît.

Morphée est un homme

Nous avons le privilège quotidien de nous éveiller au monde, chaque matin, au son mélodieux de votre voix mais aujourd’hui Hermes (dieu des messagers) nous conta des histoires à dormir debout et dans un sujet sur les comptines enfantines, dans un enthousiasme communicatif, évoqua les bras de la délicieuse Morphée…Mon Dieu ! Sauf erreur, Morphée n’est pas hermaphrodite mais bien un homme, un vrai (enfin, un peu divin quand même !). Et Pan sur vos doigts, si je peux me permettre…Très cordialement et respectueusement pour vos excellentes émissions et votre talent

Morphée est un homme… mais je veux que pour une fois, le féminin l’emporte et qu’il soit délicieuse !

Remède à la mélancolie

Chère Eva,
Je souhaite, tout d’abord, vous écrire tout le bien que je pense de votre émission que j’écoute très régulièrement avec appétit et bienveillance. Etant moi-même un « mélancolique » heureux et totalement autonome, je suis friand des réactions et « remèdes » proposés par vos invités depuis ces dernières années. Cela permet toujours de trouver d’autres pistes pour accompagner avec soin et humour cette mélancolie toujours présente, toujours prégnante mais jamais handicapante si l’on reste attentif et ouvert sur ses possibilités de guérisons toujours présentes et disponibles. L’humour, l’autodérision et la culture en sont les piliers salvateurs.
J’ai écouté avec fascination votre dernière émission avec pour invité Alexis Michalik. Ce dernier qui se dit souffrir d’aucune pathologie « mélancolique » est un cas. Tout d’abord, on est rempli d’admiration devant tant de bien-être et d’assurance implacable. Un peu plus tard, on pense à vous chère Eva, et on se dit que l’émission va être longue devant un sujet si opposé au thème de votre émission.
Puis, on écoute avec encore plus d’attention ce jeune homme, sorte de Rastignac du bonheur, et on s’énerve. On a envie de lui injecter par intraveineuse quelques aphorismes (rigolos) de Cioran comme « dans un monde sans mélancolie les rossignols se mettent à roter ». On est surtout tenté de lui offrir un remède de cheval contre le déni.
Finalement, on se calme très rapidement et on savoure le bonheur monomaniaque et tout en déni de ce jeune qui a décidé que tout était blanc dans sa vie et que l’ombre n’existait pas. Et pourtant, cher Alexis, pour avoir de la lumière – tous les peintres vous le diront- il faut avoir de l’ombre.
Ce bonheur monomaniaque s’écroulera tôt ou tard. Rendez-vous donc en 2030 dans votre émission qui, j’en suis sûr, sera encore sur les ondes pour récupérer enfin un peu profondeur chez cet homme que vous aurez invité une nouvelle fois et qui dévoilera une véritable authenticité.

Afghanistan papers

Un mot sur votre chronique de ce matin dont je n’aurais pas changé un mot et vous félicite chaleureusement. Journaliste à l’AFP, j’ai couvert les opérations militaires en Afghanistan de 2006 à 2010. Cette expérience de terrain conjuguée à l’analyse d’un nombre incalculable de rapports du Pentagone, du Département d’Etat, du Congrès américain, de US Aid, des agences de l’ONU, du SIGAR et que sais-je encore, avait conduit à la publication en 2013 d’un essai, « La guerre la plus longue » aux Editions Calmann-Lévy. Pourquoi vous raconter tout ceci ? Parce que ce livre, paru donc il y a six ans, racontait exactement la même chose que les Afghanistan papers, à savoir que dans cette affaire, il y a toujours eu deux niveaux d’expression. L’un, politique, à destination de l’opinion publique, enjolivant à l’envi la situation sur le thème, nous progressons, la mort de nos soldats, les sommes fabuleuses englouties dans ces opérations, tout ceci a un sens. L’autre, à destination des spécialistes, pour alerter sans cesse sur les impasses stratégiques, les ravages de la corruption, l’impossible formation de l’ armée afghane (avec 80% d’illettrés dans ses rangs), les ravages du trafic de drogue… Les Afghanistan papers racontent tout ceci, révélant la teneur des entretiens menés par le SIGAR. Mais les multiples rapports publiés depuis des années par cette « cour des comptes » de l’intervention américaine en Afghanistan étaient plus qu’alarmants. Et des esprits curieux -je pense aux journalistes du NYT et du Guardian tout particulièrement- n’avaient pas manqué de le relever. Rendons donc hommage à la transparence des institutions américaines qui ont multiplié les analyses et les rapports et les ont mis à la disposition de qui voulait bien se donner la peine de les consulter. Et inquiétons-nous de la situation française. Tout au long de mes recherches, je n’avais pas trouvé l’ombre d’une publication, d’un « retex » éclairant l’intervention de nos soldats sur ces terres lointaines. Je crains, comme vous l’avez d’ailleurs vous-même souligné, que les progrès effectués par notre pays depuis ne soient bien

Mouvement de grève à Radio France

Suite au mouvement de grève sur les antennes de France Inter, la majorité des émissions est supprimée, remplacée par de la musique. Au début c’était suite à « l’appel à la grève émanant de plusieurs organisations syndicales représentatives de Radio France »; depuis plus d’une semaine c’est en raison d’un « appel à la grève émanant d’une (seule) organisation syndicale représentative de Radio France ». Je ne comprends pas pourquoi vous n’osez pas divulguer, comme il n’y en a qu’une, le nom de cette puissante « organisation syndicale » qui doit être très représentative du personnel de Radio France pour perturber autant l’antenne. Je vous serai également gré de m’indiquer le nombre de personnes adhérentes à ce syndicat et le pourcentage du personnel qu’elle représente. Ainsi les auditeurs pourront juger de la pertinence de cette action qui, je l’espère, n’est pas un simple mouvement corporatiste, mais basée sur de réelles craintes quant à l’avenir de ce service public.La grève, un droit inaliénable, ne doit pas empêcher les non-grévistes d’effectuer leur travail sauf à ce qu’ils se déclarent solidaires, auquel cas ils ne doivent pas être rétribués … par la redevance aux frais des contribuables. Ceux qui ne sont pas solidaires, se doivent d’avoir le courage de le faire savoir aux auditeurs.
Vivement la reprise ! Même si le parti pris écolo de F. I. me hérisse très souvent car la parole n’est donnée que très/trop rarement à des personnes ayant une approche différente et que jamais à ma connaissance (où à des heures de faible écoute) des fake news ne sont dénoncées.

Retrouvez toutes les explications aux interrogations que vous vous posez au sujet de la grève à Radio France dans cet article.