#9 Infirmière

J’écoute les infos de France Inter chaque jour avec intérêt et plaisir et je m’étonne que le meurtre d’une infirmière dans l’exercice de ses fonctions jeudi dernier au centre hospitalier nord deux-sèvres n’ait même pas fait l’objet d’un titre et d’une réflexion dans tous les programme d’info de votre radio. Les Deux-Sèvres vous paraissent peut-être un peu loin de Paris ! La province est bien souvent oubliée mais ce genre de fait divers aurait pu au moins être relayé sur votre radio surtout avec le problème de l’hôpital public et son manque de personnel. Cette infirmière avait 31 ans, était maman de 2 enfants . Elle s’est fait poignarder par un patient psychiatrique lors de son service.

Bonjour France Inter, temps consacré à l’antenne à l’affaire Griveaux : quasiment toute l’intégralité de votre édition. Temps consacré à l’infirmière de 30 ans tuée durant son service par un patient à l’hôpital de Thouars… pas une seule seconde. Morale de l’histoire : pour faire du buzz médiatique, mieux vaut être candidat à la mairie et exhiber son sexe qu’infirmière et se faire buter. Je ne vous félicite pas.

Le 14 février dernier une infirmière de l’hôpital de Thouars a été agressée par un patient. Elle est décédée des suites de ses blessures.
Elle avait 30 ans, elle était mère de 2 enfants. Pourquoi ce drame est-il passé sous silence ?
Elle aussi travaillait pour l’Etat, elle aussi était fonctionnaire…
Mais elle n’aura droit ni au drapeau français sur son cercueil, ni aux hommages du gouvernement…
Je ne peux m’empêcher de penser que le décès d’un policier aurait été bien plus médiatique.
Pourquoi ?? Cela donnerait trop de crédit aux luttes sociales des hospitaliers ? Et par pitié, pas de réponse sécuritaire ! Pour la psychiatrie, des moyens humains, pas des gardiens !

C’est choquant de constater le silence radio autour de ce fait dramatique. Pas un mot aux informations de 19h. Juste une annonce de manifestations des hôpitaux pour dénoncer le manque de moyen. C’est pourtant la dégradation de la psy qui est sans doute en cause : suppression de la formation des infirmiers psy, réduction des moyens tous azimuts. Cette jeune professionnel et ses collègues méritent notre intérêt et notre soutien.

Choquant la hiérarchie des infos dans ce journal : en ce jour de mobilisation à l’hôpital public, rien sur la mort poignardée par un patient de cette jeune infirmière en psy, à peine 2 minutes sur les déserts médicaux et en revanche plus de 3 minutes sur les performances en ski de fond et tir à la carabine d’un de vos journalistes… on s’en fiche !!!!

A l’attention de l’ensemble de l’équipe du 7h-9h, dont je suis une fidèle auditrice, à propos de la matinale du 14 février dernier.
Ce message survient suite à l’intense déception qui m’habite depuis vendredi dernier. Je partage, comme vous, l’attachement au service public, notamment dans cette période tumultueuse que traverse actuellement Radio France. A la fin de mes études, ce fut une évidence pour moi, que mon engagement professionnel se ferait au sein de la fonction publique hospitalière, en psychiatrie plus exactement.
Vous n’êtes pas sans savoir la crise que traverse actuellement l’hôpital public, c’était un des sujets largement évoqué dans la matinale de vendredi dernier. Mais je demeure ce jour dans l’incompréhension la plus totale, se mêlant à la colère contre les pouvoirs publiques et à la déception que des médias comme France Inter n’aient pas fait le choix de relayer l’information.
Jeudi 13 février dernier, une infirmière de l’hôpital publique travaillant dans un service de psychiatrie de l’hôpital Nord-Deux-Sèvres est morte pendant son service, poignardée par un patient, et pas une seconde n’a été consacrée à ce fait divers dramatique sur votre antenne, alors même que la Ministre de la santé était l’invitée de la matinale de France Inter ce vendredi 14 février 2020. Les Césars, les Victoires de la musique, la nouvelle mobilisation des personnels hospitaliers, le coronavirus, l’actualité abordée était variée, jusqu’à la diffusion de l’annonce de Benjamin Griveaux diffusée à 9h.
Alors une question me torture : pourquoi ? Pourquoi cette jeune femme est-elle décédée dans l’indifférence totale des médias, le mépris des pouvoirs publics, quand les plus grands hommages sont rendus, et à très juste titre, aux agents victimes d’attentats, aux militaires décédés en mission…
Nous sommes tous agents du service public, et au-delà, tous citoyens français. Les personnels soignants travaillant en psychiatrie ont régulièrement l’impression d’être des soignants de second rang, ceci ne fera que les conforter dans leurs inquiétudes. Faudra-t-il attendre que d’autres drames comme celui-ci surviennent pour qu’on en parle ?
En attendant, toutes mes pensées vont aujourd’hui à la famille et aux collègues de travail de cette jeune femme, et je me demande à chaque instant comment mes collègues médecins et moi-même allons bien pouvoir rassurer nos équipes soignantes demain matin, devant cette absence de réaction et même de diffusion de l’information après un tel drame il y a 3 jours. Et l’annonce aujourd’hui de la candidature de ma ministre de tutelle à la Mairie de Paris n’est pas pour me tranquilliser.
Vous remerciant d’avoir pris le temps de me lire

Comment expliquer qu on ne parle pas de cette infirmière tuée par un patient à Thouars? Ce serait un policier ou un gendarme ce serait une affaire de état! Là rien !!!! Même pas un ministre présent.
Dommage aussi que cela tombe en même temps que les exploits conjugaux de M. Griveaux qui du reste ne concernent que lui.

Hier, à Thouars, une infirmière est décédée , poignardée par un patient en psychiatrie. Dans les conditions que connaît actuellement l’hôpital public… Je trouve dommage que vous ne lui ayez pas rendu hommage en en parlant.

Auditeur de RADIOFRANCE (Franceinter, Franceinfo, Franceculture, FIP) et lecteur de presse (Canard enchaîné, Le Monde, Libération et le Parisien (au café !)) je suis ulcéré par votre journal de 13h d’aujourd’hui vendredi 14 février 2020.
Vous faites votre Une sur une anecdote complètement risible et le ridicule ne tue pas. Ce n’est pas vrai que la démocratie ou la république sont menacées mais en plus : en cette journée d’action dans le milieu hospitalier vous ne parlez pas de cette infirmière de 30 ans qui est morte ce matin poignardée à mort par un fou !!!!!!! C’est ça la Une !!!!!
Reconnaissez que vous l’auriez mis en Une si ce fou avait fait comme d’autres fous : tuer en criant que dieu est grand en arabe.
— une branlette une femme au travail tuée —
Je ne m’étends pas plus mais je suis très en colère.